Archives de catégorie : Historique

Historique de tous les billets publiés sur le site internet de la Société des lettres de l’Aveyron

Séance académique 7 mars 2026

La prochaine séance académique de la Société des lettres de l’Aveyron aura lieu le samedi 7 mars 2026 à 14 h 30, à notre siège, 2 rue de Laumière, à Rodez.

Au programme :

Frédéric de GOURNAY : Les origines géographiques des pèlerins de Conques au Moyen Âge.

Caroline LAFONT : Contribution à une histoire des vicissitudes conjugales : le divorce en Aveyron (1792-1816).

Romain MOLINIER:Les Rutènes, un cercle d’études littéraires et artistiques créé à Paris en 1926.

Conférences gratuites – 500 ans reconstruction du clocher de Rodez

Un exceptionnel cycle de conférences publiques commémorant les 500 ans de la reconstruction du clocher de la cathédrale de Rodez en 1526

Avec le précieux soutien de Rodez-Agglomération et le concours des services de l’Etat (Préfecture de l’Aveyron, DRAC Occitanie), la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et l’association des Amis de la cathédrale de Rodez, en partenariat, pour la manifestation du 10 avril, avec l’Association Artistique et culturelle de Conques (Centre européen) et le Centre de documentation historique de Conques, organisent un cycle de sept conférences publiques, à l’occasion des 500 ans de la reconstruction du clocher de la cathédrale de Rodez. Elles auront lieu à 20h30, à l’auditorium de Rodez-Agglomération, 17 rue Aristide-Briand, à Rodez.

L’accès en est libre et gratuit, dans la mesure des places disponibles.

Autant de rendez-vous à cocher sur vos agendas !

Vendredi 27 mars : Matthieu DESACHY, directeur de la Direction de la lecture publique, du patrimoine écrit et des archives d’Aix-en-Provence : Le buisson ardent. Méditation sur les incendies de cathédrales

Qui ne s’est pas ému devant l’ascension des flammes lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris ?

Le monde entier a alors connu le même effroi que celui que les Ruthénois ont vécu un autre soir d’avril 1510, quelque cinq siècles plus tôt, au pied de leur clocher. Après le désastre, les Rouergats ont élevé un bijou de la Renaissance quand les Parisiens ont reconstruit une flèche en simili gothique.

La conférence se propose de penser, avec les historiens, le rôle du feu dans la longue histoire artistique des cathédrales, voire de le méditer avec les poètes. Et de découvrir que, par la force des brasiers, il n’existe pas de cathédrale multicentenaire aux voûtes épargnées par les volutes des fumées.

Vendredi 10 avril : Nicole LEMAITRE, professeur émérite d’histoire moderne, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne : Mgr François d’Estaing (1462-1529), un évêque réformateur

En un temps de profondes transformations culturelles, un temps d’angoisses communes et d’abus divers, que peut faire un évêque ? Au temps de l’humanisme, de la Renaissance et de la Réforme, Mgr François d’Estaing, le prélat de Rodez, fait partie de ceux, bien plus nombreux qu’on ne le pensait, qui ont pris à bras le corps les changements politiques, religieux et sociaux de leur temps, en se recentrant sur leur mission dans un monde changeant : vivre avec les fidèles, en résidant et en visitant, surveiller le clergé, construire une identité catholique nouvelle en écoutant les besoins des clercs et des fidèles, en embellissant les lieux de culte. Mort à la tâche en visitant à nouveau ses paroisses, il est très tôt considéré comme bienheureux par les Rouergats.

Vendredi 24 avril : Étienne HAMON, professeur d’histoire de l’art médiéval, Université de Lille : Le clocher de Rodez, reflet des débats sur le couronnement des tours de cathédrales au début du XVIe siècle

Depuis la vision idéale du Dictionnaire de Viollet-le-Duc jusqu’au projet de reconstruction mené actuellement à Saint-Denis, la flèche en pierre s’est imposée comme la métonymie de la cathédrale, après l’avoir sans doute été pour beaucoup d’hommes de la fin du Moyen Âge. La solide et ancienne notoriété du clocher de Rodez témoigne pourtant du succès de formes alternatives de couronnement. Après un tour d’horizon des divers programmes de clochers en France à l’orée du XVIe siècle, on se plongera dans l’un des débats les plus houleux que cette époque ait connu : celui sur la terminaison de la tour de Beurre de la cathédrale de Rouen, chantier dont les liens avec celui de Rodez sont avérés. Cette longue controverse nous éclaire, en effet, sur la manière dont un tel projet pouvait se construire au gré de modèles, parfois très anciens, montrés en exemples, et de projets graphiques destinés à convaincre. Plusieurs dessins spectaculaires de clochers flamboyants sont réapparus ces dernières années sur le marché de l’art français, sans toujours susciter l’intérêt qu’ils méritaient.

Vendredi 29 mai : Caroline de BARRAU, maître de conférences en histoire de l’art et archéologie du Moyen Age, Université de Perpignan Via Domitia : La sculpture rouergate entre Moyen Âge et Renaissance, l’épanouissement de la création artistique

En présentant, à travers un parcours visuel et historique où tradition et innovation se rencontrent, des œuvres parfois méconnues, cette conférence se propose de mettre en lumière l’évolution stylistique des sculptures du Rouergue, du langage symbolique médiéval à l’expression plus humaniste de la Renaissance. Les commandes religieuses, les mécènes et le contexte social jouent un rôle central dans l’essor de cette production. L’étude des matériaux, des techniques et des iconographies révèle une véritable effervescence créative concernant des édifices majeurs des villes principales (Rodez, Villefranche-de-Rouergue), mais aussi des églises paroissiales plus modestes ou encore les commandes privées. Ce panorama de la sculpture rouergate du XVe au XVIe siècle permet de mieux comprendre la transition entre deux mondes et l’affirmation d’un art en pleine maturité.

Vendredi 12 juin : Pierre LANÇON, bibliothécaire-archiviste de la Société des lettres de l’Aveyron et du Centre de documentation historique de Conques : Le clocher de la cathédrale de Rodez, un chef-d’œuvre de l’architecture, célébré à travers l’art et la littérature (XVIe-XIXe siècle) 

Admiré et célébré, aussitôt sa reconstruction achevée en 1526, le clocher de la cathédrale de Rodez n’a cessé, depuis le XVIIe siècle, d’intriguer les visiteurs de passage, d’inspirer les artistes – plus ou moins célèbres (Rodin) et les écrivains. Du maréchal de Bassompierre qui, en 1629, le considérait comme le « plus beau de France » à l’auteur anonyme du fameux dicton (diffusé par l’imprimerie depuis 1620), l’assimilant à l’une des merveilles du Midi, nombreux sont ceux qui ont été impressionnés par sa masse altière et sa dentelle de pierre et qui ont choisi de l’immortaliser par le pinceau, la pointe du graveur ou l’objectif photographique, de le chanter par la plume, à travers des œuvres en vers ou en prose. En ce sens, le clocher de Rodez est un monument représentatif de l’identité rouergate. C’est à la (re)découverte, images à l’appui, de cette formidable épopée que cette conférence vous convie.   

Vendredi 18 septembre : Christophe LAURAS, ancien président de l’association des Amis de la cathédrale de Rodez : L’ancien évêché de Rodez : histoire au long cours d’un palais dans la ville (XIIIe-XXIe siècle)

Il n’y a pas de cathédrale sans évêché : l’un implique l’autre et, souvent, l’un s’imbrique dans l’autre. Pourtant, plongé dans l’ombre de la cathédrale, l’évêché a longtemps été un impensé dans l’histoire de Rodez. À l’aube de modifications d’ampleur, nous souhaitons suivre son existence sur le temps long et aller au-delà de sa présence dans le seul quartier cathédral.

La maison épiscopale devenue palais au XVIIe siècle, et momentanément préfecture au début du XIXe siècle, a été un lieu de pouvoir, religieux et civil, mais aussi un lieu de monstration du pouvoir. Le plus souvent accepté, tel un symbole de l’alliance du trône et de l’autel, dans une cité fidèle à Dieu et au roi, l’évêché a aussi été le théâtre d’incidents dans les temps troublés des guerres de religion ou des révolutions. C’est la place du palais épiscopal dans le tissu urbain et dans le corps social ruthénois que cette conférence essaiera d’embrasser.

Vendredi 2 octobre : François ICHER, inspecteur d’académie honoraire, docteur en histoire : Relever Notre-Dame de Paris, voyage au pays des bâtisseurs

L’incendie du 15 avril 2019 qui a gravement endommagé Notre-Dame de Paris a engendré une mobilisation sans précédent pour relever la cathédrale dans les meilleurs délais. La conférence se propose de visiter ce chantier des temps modernes où patrimoines matériel et immatériel se conjuguent autour d’enjeux pluriels. En comparant la fabrique d’une cathédrale médiévale et le chantier de restauration de Notre-Dame, achevé en 2024, se dessinent alors les permanences et les évolutions dans les savoir-faire des métiers convoqués pour relever un monument toujours vivant et en constante évolution, depuis sa construction au XIIe siècle.

Du jour de l’incendie au jour de la consécration de la cathédrale restaurée, la conférence rend compte des principales étapes de ce « chantier du siècle ».

Vœux 2026

La Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron vous présente ses meilleurs vœux pour 2026.

Puisse l’année à venir être propice à la poursuite de nos travaux, au dialogue intellectuel et au rayonnement des lettres, dans le respect des exigences et des valeurs.

Carte de voeux 2026

Visite du CRAISAF

Le vendredi matin 19 décembre 2025, la Société des lettres de l’Aveyron a eu le plaisir d’accueillir, en ses locaux, plusieurs membres du Comité Rouergat d’Aide à l’Insertion Sociale par l’apprentissage du Français (CRAISAF).

Créée en 1991 et basée à Rodez, à la Maison des Associations, cette structure fonctionne grâce à l’engagement d’une quarantaine de formateurs et formatrices bénévoles, ainsi que d’une salariée. À la rentrée 2025, le CRAISAF a enregistré 328 inscriptions d’apprenants représentant 66 nationalités. Il propose des ateliers d’apprentissage du français, allant de l’alphabétisation aux niveaux plus avancés (B1 et B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues). L’association œuvre également à la découverte et à la valorisation de la culture française et locale.

CRAISAF

Un groupe de sept membres de l’association a ainsi pu découvrir les riches fonds de la Société des lettres. Cette visite a été l’occasion pour les participants de découvrir l’association et ses activités, d’explorer l’histoire et le patrimoine du Rouergue à travers les trois interventions qui leur ont été proposées : celle de Pierre Lançon, qui a présenté documents d’archives, livres rares et images à l’appui, la diversité de nos collections ; celle de Laura Pages, plus précisément consacrée au fonds iconographique de l’abbé Émile Sudres (1914-1988) ; et enfin celle de Christine Cheuret, portant sur la généalogie et les méthodes permettant de retracer les parcours et lieux de passage des étrangers en France, nombre d’entre eux accueillis notamment en Aveyron, entre 1889 et les années 1960.

La Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron est heureuse d’avoir pu accueillir ce public, sur la demande du CRAISAF et de deux de ses formatrices, Mmes Françoise Bar et Christine Laybats, un moment d’échange particulièrement enrichissant.

Retour sur la séance académique d’octobre 2025

La Société des lettres de l’Aveyron a tenu, le samedi 18 octobre 2025, à 14h30, sa séance académique au siège social de l’association.

Séance académique 18 octobre 2025

Trois communications ont rythmé l’après-midi :

  • Jérôme Alaux, Cécile Bigot et Daniel Pélissier ont présenté Le château de Volonzac et son souterrain aménagé : approches historique et archéologique (commune de Campouriez), offrant un éclairage passionnant sur ce site méconnu et sur les recherches menées récemment.
  • Christophe Lauras a ensuite évoqué Le palais épiscopal de Rodez au XIXe siècle, de la préfecture à l’évêché, retraçant avec précision l’histoire architecturale et administrative de ce bâtiment emblématique.
  • Enfin, Alain Alonso a proposé une étude intitulée Le radicalisme à Decazeville (1878-1919) : une affaire de famille, qui a mis en lumière les dynamiques politiques et sociales propres à cette période.

Cette séance, suivie par un public nombreux et attentif, a offert un moment d’échanges riches autour de sujets variés, témoignant de l’intérêt toujours vif porté à l’histoire et au patrimoine de l’Aveyron.

La prochaine séance est programmée pour le 7 mars 2026.

Planning des activités 2026

Pour l’année 2026, les dates prévisionnelles des séances académiques de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron sont les suivantes :

  • samedi 7 mars
  • samedi 13 juin
  • samedi 17 octobre.

La sortie foraine est programmée pour le dimanche 6 septembre. Attention cette date pourra être décalée au 13 septembre en fonction du lieu retenu.

L’assemblée générale 2026 aura lieu le samedi 13 juin au matin.

La Société des lettres sera ouverte le samedi 19 septembre 2026 dans le cadre des journées européennes du patrimoine.

Les dates et intervenants des deux conférences publiques ainsi que les autres manifestations seront annoncés ultérieurement.

Une exposition intéressante autour de l’imprimerie et du livre ancien à Villefranche-de-Rouergue

La médiathèque de Villefranche-de-Rouergue présente actuellement une exposition inédite, intitulée A la découverte du livre ancien à travers le fonds de la Manufacture. Elle est consacrée à la présentation de quelques imprimés anciens, parmi les centaines d’ouvrages conservés en ce lieu, couvrant la période de la fin du XVIᵉ siècle aux années 1930. Elle invite le visiteur à découvrir l’histoire de l’imprimerie en général, les aspects techniques de la fabrication des livres, le tout replacés dans le contexte historique du temps. Un focus tout particulier est consacré au début de l’imprimerie à Villefranche, à partir de 1670, et à la dynastie des imprimeurs (Grandsaigne et Védeilhié) qui ont œuvré au sein de l’atelier typographique.

À cette occasion, la Société des lettres de l’Aveyron a complété la présentation des ouvrages anciens en prêtant trois livres d’une grande rareté, respectivement imprimés à Villefranche-de-Rouergue en 1677, 1678 et 1736.

© Laurent Barthe

Cette exposition, inaugurée le 23 septembre dernier, en présence de M. Jean-Sébastien Orcibal, maire de Villefranche-de-Rouergue, est à découvrir à La Manufacture, place Bernard-Lhez, jusqu’au 25 octobre 2025.

Le regard de l’abbé Sudres en un clic

Et si vous veniez voyager dans le temps à travers l’objectif d’un curé pas comme les autres ? 

Catalogue expositions abbé Sudres


L’abbé Émile Sudres, ce n’était pas seulement une soutane : c’était aussi un passionné de culture, un explorateur curieux, un amoureux des visages et des paysages de son époque.

Avec son appareil photo, il a su capter des éclats de vie, des instants fragiles et lumineux, qu’il nous transmet aujourd’hui comme un trésor. Ses clichés, empreints d’émotion et de poésie, sont autant de fenêtres ouvertes sur un monde qui résonne encore avec le nôtre.

L’exposition qui lui est consacrée, c’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir un homme de conviction et d’art, profondément attaché à l’Aveyron et à la transmission de la culture.

Alors, prêts à plonger dans l’univers sensible et lumineux de l’abbé Sudres ? Venez voir, laissez-vous surprendre… et emporter par la magie de ses images !

À découvrir à la Société des lettres de Rodez – 2 rue de Laumière 12000 Rodez du jeudi au samedi jusqu’à fin novembre 2025.

Et aussi en version en ligne, accessible à travers ce catalogue en cliquant sur ce lien

Vous vous êtes reconnu sur une photo ? Vous avez reconnu quelqu’un ? Vous avez une anecdote à nous signaler ? N’hésitez pas à nous partager vos informations par mail communication@societedeslettresaveyron.fr

Le livre d’heures à l’usage de Troyes, enluminé par Jean Colombe (1485), exposé au château de Chantilly

Le château de Chantilly, qui vient d’être désigné comme monument préféré des Français, abrite notamment le musée Condé. Cet organisme a réalisé une exposition d’envergure, qui connaît un très grand succès, consacrée aux Très Riches Heures du duc de Berry, chef-d’œuvre de l’enluminure médiévale. Le public vient admirer les plus beaux manuscrits enluminés ainsi que des trésors du XVe siècle (sculptures, pièces d’orfèvrerie, objets divers…) provenant de différentes institutions muséales internationales.

La Société des lettres de l’Aveyron est particulièrement fière et honorée d’avoir apporté son concours à cette exposition, en prêtant un remarquable livre d’heures, issu de ses collections – il fut donné en 1837 par Mgr Pierre Giraud, évêque de Rodez –, enluminé par un artiste de renom : Jean Colombe. Ouvert au feuillet représentant, de manière spectaculaire l’enfer et ses tourments, ce manuscrit trouve ici toute sa place parmi les chefs-d’œuvre artistiques du Moyen Age.  

Ce prêt illustre la volonté constante de notre association de s’inscrire dans la dynamique de diffusion et de rayonnement de la culture. Elle met aussi en lumière le lien précieux entre nos conférences et l’actualité muséale, démontrant combien la coopération entre institutions est essentielle pour faire vivre, découvrir et partager le patrimoine.

L’exposition est à découvrir jusqu’au 5 octobre prochain au musée Condé – Château de Chantilly. Elle est ouverte au public tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.

Muriel Vatrin
Bruno Ginisty

Les Journées européennes du patrimoine 2025

Le 20 septembre dernier, la Société des lettres de l’Aveyron a ouvert ses portes pour une journée exceptionnelle, placée sous le signe de la découverte et du partage. Accueillant un large public, elle a dévoilé une partie de ses trésors et offert, au fil de causeries inédites, le fruit du savoir de certains de ses membres.

JEP 2025

En matinée, les personnes présentes ont bénéficié d’une présentation de l’association, en images, conduite par M. Bruno Ginisty, co-président, avant que M. Pierre Lançon n’évoque la figure tutélaire de sainte Foy de Conques, à travers sa très riche iconographie. Puis, Mme Christine Cheuret a attiré l’attention sur un patrimoine totalement méconnu : les « décrottoirs », encore conservés en grand nombre dans la ville de Rodez. Ces objets en métal, autrefois d’une grande utilité, sont les témoins silencieux d’un quotidien disparu…

L’après-midi s’est poursuivie sous le signe de l’histoire et de la mémoire. Mme Sylvie Mouysset a retracé le passage, en Rouergue et à Rodez en 1754, du bandit Mandrin et de sa bande, avant que M. Serge-Charles Bories, co-président, ne fasse dialoguer deux figures emblématiques : le préfet Jean Moulin et le graveur Eugène Viala. La journée s’est conclue, grâce à M. Bruno Ginisty par une évocation de l’activité économique de Rodez à travers ses commerces, occasion de découvrir des clichés inédits et des documents publicitaires.

Enfin, au cours de cette journée, un éclairage tout particulier a été apporté à la personnalité de l’abbé Emile Sudres (1914-1988), fondateur de La Maison du Livre, à Rodez, fin connaisseur du patrimoine architectural et artistique du Rouergue, et photographe de très grand talent. Il avait tenu à léguer sa collection d’environ 19 000 diapositives à notre institution. Une opération de numérisation de ce fonds exceptionnel a débuté depuis quelques mois, grâce au travail de l’une de nos salariées, Mme Laura Pages. Celle-ci a réalisé une exposition – présentée dans le couloir d’entrée de notre bibliothèque – regroupant un florilège de clichés liés à des évènements ruthénois, depuis le début des années 1960. Ces photographies témoignent de la sensibilité de cet observateur passionné qu’était l’abbé Sudres. A plusieurs reprise, un diaporama commenté complétait cette exposition. Le public présent a particulièrement apprécié l’hommage que nous avons voulu rendre à l’un de nos plus attachants collègues.

Lors de cette journée, nous avons eu l’honneur et le plaisir, par ailleurs, d’accueillir Mme Claire Chauffour-Rouillard, préfète de l’Aveyron, particulièrement intéressée par la communication de notre co-président M. Serge-Charles Bories.